Digitalisation et télétravail dans les administrations publiques

SEREC est intervenu dans le webinaire organisé par le e-Gov innovation center. Comment les administrations publiques s’organisent face au covid-19 ? Quels enseignements tirés de la crise ? Découvrez ci-dessous les pistes de réflexion émises par les intervenants.

Le 22 avril, le e-Gov innovation center lançait son tout premier webinaire. Les différents intervenants ont débattu de la thématique de la digitalisation des services à la population et des processus organisationnels internes aux administrations communales. Grâce à l’expérience du terrain de deux secrétaires communaux, Michel Veyre pour la Ville de Renens et Raphaël Mérillat pour la commune de Haute-Sorne, il a été possible de démontrer deux exemples différents d’adaptabilité des administrations publiques dans des temps records. Leurs différents constats peuvent se regrouper en trois thématiques développées, avec eux, dans le webinaire: Gestion de crise, environnement informatique et outils, processus de communication interne.

En ouverture de la visio-conférence, SEREC a proposé différentes clés de lecture pour appréhender la thématique. L’objectif était surtout de saisir l’opportunité de la crise pour améliorer, là où cela est possible, l’organisation des communes du point de vue du télétravail et de la cyberadministration. Qu’est-ce que la « culture managériale » de l’administration publique implique-t-elle face au Covid-19 ? Comment son rôle et sa fonction première sont-ils impactés ? Enfin, comment la relation entre l’administration et le citoyen (e-citoyen?) est-elle modifiée ?

Le télétravail en un clin d’oeil

  • Une définition :  « Travail à distance réalisé à l’aide de moyens de télécommunication, qui peut également être accompli dans les locaux de l’organisation, effectué en principe de manière régulière. »¹

  • Principe : Le télétravail est fondé sur le volontariat. Il est réversible à tout moment.

  • Droit:  Il nécessite un espace spécifique (aménagé, sans dérangement).

  • Tâches: Il doit faire l’objet d’un suivi des tâches (enregistrement et ventilation des heures).

  • Obligations : Il implique un renforcement du secret de fonction et de la confidentialité (données sensibles).

L’heure du bilan n’a pas sonné
Bien obligées d’assurer un service minimum nécessaire à la gestion de la cité, les administrations publiques ont dû s’adapter en un rien de temps. Leur adaptabilité quasi instantanée a été grande ( procédure, matériel, communication,…). « Tout le monde à la maison et on s’organise ». Une belle preuve d’agilité pour tous ceux qui doutaient encore de la flexibilité des administrations publiques. En effet, celles-ci ont longtemps connu un certain déficit d’image. Aujourd’hui, ce cliché d’une administration lente, lourde ou rétrograde semble définitivement révolue.

Dématérialisation
La fermeture partielle ou complète des bureaux et administrations a imposé à chacun de trouver des réponses dans la dématérialisation des services. Guichets virtuels et plateformes digitales ont démontré tout leur sens dans ce cas de force majeure. Nonobstant, il faut bien l’avouer, toutes les administrations communales ne sont pas au même niveau dans leur processus de digitalisation. Des efforts procéduraux et technologiques devraient probablement être consentis par les retardataires – qui en ont souvent conscience – pour palier cet écart.

L’humain au centre
En insistant sur le message omniprésent « Nous ne vous laisserons pas tomber », les administrations ont montré que leur rôle était universel et que chaque individu devait pouvoir y trouver son compte. Cependant, aussi bien les techniciens que les spécialistes du management public militent pour que les technologies restent avant tout un outil au service de l’humain et en aucun cas une fin en soi. Le débat sur la cyber-identité ou l’ e-ID semble au coeur de l’actualité.

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