L’agriculture suisse vaut plus qu’on le pense

Source : Le Nouvelliste, 3.01.2019

Si on devait payer le fauchage des prés en Suisse, cela coûterait plus de 6 milliards de francs. C’est l’un des chiffres présentés ce jeudi par l’Union suisse des paysans pour rappeler que l’agriculture suisse vaut bien plus qu’on ne l’imagine.

L’agriculture suisse vaut plus qu’il n’y paraît à première vue, selon l’Union suisse des paysans. A l’occasion de sa conférence de presse annuelle jeudi, elle s’est défendue contre de récentes critiques et a rappelé son utilité d’intérêt public et sa valeur réelle.

Au vu de sa part inférieure à 1% au produit intérieur brut (PIB), l’agriculture semble être de moindre importance pour l’économie. Ce chiffre ne correspond toutefois pas à la valeur réelle du secteur primaire indigène, a expliqué l’Union suisse des paysans (USP) jeudi à Hergiswil bei Willisau (LU), présentant à l’occasion son nouveau rapport de fond intitulé « L’importance de l’agriculture dans l’économie ».

Répartition inégale

Les grands créateurs de richesse ayant leur siège en zone urbaine, comme l’industrie pharmaceutique, les banques ou les assurances, occultent l’existence des régions à fort caractère rural, dont la prospérité dépend en grande partie de l’agriculture et des secteurs de la branche alimentaire, relève l’USP.

Cela tient aux coûts élevés engendrés par le secteur agricole. Près de l’ensemble des 6,3 milliards de francs que dépense chaque année l’agriculture atterrissent dans les activités locales: commerce de machines agricoles, charpenterie, construction d’étables et services vétérinaires, pour n’en citer que quelques-unes.